Rats dans les écoles de Maurepas, punaises de lit en hausse de 50 % en juin 2025 par rapport à l’année précédente, frelons asiatiques en nombre record dans les jardins bretons : l’Ille-et-Vilaine traverse une période particulièrement chargée sur le front des nuisibles. Pour les propriétaires et bailleurs, ce n’est pas seulement une question d’inconfort. C’est une responsabilité juridique, et parfois un enjeu patrimonial direct.
Des obligations légales claires pour les bailleurs
La loi du 6 juillet 1989 impose aux propriétaires bailleurs de mettre à disposition un logement décent, c’est-à-dire exempt de nuisibles. Punaises de lit, cafards, rongeurs ou termites : tous entrent dans ce cadre. Le Code de la construction et de l’habitation précise qu’un bien ne doit pas présenter de risques manifestes pour la santé ou la sécurité des occupants, ce qui inclut la présence de parasites.
En pratique, si l’infestation existait avant l’entrée du locataire et n’a pas été signalée, les frais de traitement incombent au propriétaire. Dans une copropriété touchée sur plusieurs étages, c’est le syndic qui prend le relais, les coûts étant alors mutualisés. Si le locataire reste sans réponse deux mois après sa demande, il peut saisir la Commission départementale de conciliation. Autant dire que différer l’intervention n’arrange jamais la situation du bailleur.
Pour agir rapidement et dans les règles, il est possible de faire appel à un professionnel spécialisé contre les nuisibles à Rennes, capable d’établir un diagnostic précis et de proposer un traitement adapté au type d’infestation.
Un contexte local sous pression en 2025
Les chiffres circulent depuis le début de l’année : selon le Syndicat des experts en détection canine des punaises de lit, plus de 76 000 interventions professionnelles ont été réalisées au premier semestre 2025 en France. Les signalements de rats auraient progressé de 25 % en deux ans à l’échelle nationale. À Rennes, l’incident de l’école maternelle Trégain en septembre 2024, bloquée par des parents en raison de la présence de rongeurs, a marqué les esprits.
Ces tendances pèsent sur les propriétaires dans un marché immobilier déjà fragilisé. À Rennes, le prix médian des maisons anciennes a reculé de 11,4 % sur un an en 2025, pour s’établir autour de 434 000 €. Dans ce contexte, un bien présentant une infestation non traitée s’expose à une décote supplémentaire, voire à l’impossibilité légale d’être mis en location. Les termites, eux, font l’objet d’un diagnostic obligatoire à la vente dans les zones classées à risque.
Prévenir plutôt que subir
Les bonnes pratiques recommandées aux propriétaires restent accessibles : entretien régulier des espaces extérieurs, élimination des sources d’humidité stagnante, scellement des points d’entrée potentiels, stockage correct des aliments dans les parties communes. Ces gestes simples réduisent sensiblement le risque d’infestation, sans les éliminer complètement.
Dès qu’un signalement remonte d’un locataire ou qu’une inspection révèle une présence suspecte, l’intervention d’un professionnel reste la seule réponse fiable. Attendre aggrave toujours la situation : une colonie de rongeurs ou de punaises de lit ne se résout pas spontanément, et les dommages, qu’ils soient structurels ou locatifs, s’accumulent avec le temps.

