Assurance habitation : pourquoi la facture grimpe encore en 2026 ?

Les primes d’assurance habitation ont augmenté de façon sensible ces deux dernières années, et 2026 ne fait pas exception. Entre la réforme de la surprime catastrophes naturelles, l’inflation du coût des sinistres et des écarts tarifaires importants selon les profils, comprendre ce qui compose sa prime est devenu utile pour tout locataire ou propriétaire.

Une hausse structurelle portée par le risque climatique

Au 1er janvier 2025, la surprime Cat Nat intégrée aux contrats d’assurance habitation est passée de 12 % à 20 %, une première revalorisation depuis 1999. Cette évolution, actée par un arrêté paru fin décembre 2023, répond à une sinistralité climatique estimée à 6 milliards d’euros par an depuis 2020, contre 1,5 milliard entre 1982 et 1989. Concrètement, son plein effet se déploie sur les renouvellements de contrats en 2026, ce qui explique en partie la hausse de 5,8 % de la prime moyenne nationale, désormais établie à 342 €/an tous profils confondus.

La sécheresse géotechnique, qui provoque des fissures dans les maisons individuelles, représente à elle seule près de 30 % des indemnisations Cat Nat depuis 1982. Le ministère de la Transition écologique projette une hausse des dégâts liés à ce phénomène d’environ 60 % d’ici 2050. Autant dire que la tendance à la hausse des primes ne semble pas conjoncturelle.

Des tarifs très variables selon le profil et la région

En novembre 2025, un locataire en appartement de 40 à 69 m² payait en moyenne 138 €/an, quand un propriétaire de maison de plus de 110 m² s’acquittait de 406 €/an. La prime moyenne globale relevée par France Assureurs s’établissait à 323 € hors taxes pour un contrat occupant en 2025, soit une progression de 7,8 % sur un an. À surface équivalente, une maison coûte 30 à 40 % de plus à assurer qu’un appartement.

Des écarts régionaux viennent s’y ajouter : le coût au m² oscille entre 0,21 €/mois en Bretagne et 0,33 €/mois en Île-de-France. C’est pourquoi consulter une assurance habitation en ligne reste un réflexe utile avant de renouveler ou de changer de contrat. Les tarifs sont librement fixés par les assureurs, et Bercy recommande explicitement de faire jouer la concurrence. 

Garanties, exclusions et droits à la résiliation : ce qu’il faut garder en tête

Un contrat multirisques habitation (MRH) couvre les dommages aux biens (incendie, dégâts des eaux, tempête, vol…) ainsi que la responsabilité civile de l’assuré et de son foyer. En 2025, les incendies sont devenus le premier poste d’indemnisation avec 28,7 % de la charge totale des sinistres, devant les dégâts des eaux (25,9 %). Le coût moyen d’un sinistre incendie dépasse 14 000 €.

Attention aux exclusions souvent oubliées : les espèces, les biens professionnels, les véhicules ou encore les piscines et abris de jardin ne sont pas couverts par défaut. Sur le plan légal, l’assurance est obligatoire pour tous les locataires (loi du 6 juillet 1989) et les copropriétaires, mais pas pour un propriétaire occupant hors copropriété. Enfin, depuis le 1er juin 2023, tout contrat souscriptible en ligne peut être résilié en ligne, et la loi Hamon permet une résiliation sans frais à tout moment après un an de contrat. Deux points utiles à garder à portée de main si votre prime a encore progressé à l’échéance.

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